Au détour d’une prise de brief du côté de l’Arbresle (69), j’en ai profité pour visiter le Couvent de la Tourette construit par Le Corbusier entre 1953 et 1960. Élaboré en suivant les préceptes de l’ordre des Dominicains, Le Corbusier y met en œuvre ses matériaux de prédilection : le soleil, l’espace, les arbres, l’acier et le ciment armé, le tout sous le signe du Modulor .
Le couvent fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 11 décembre 19792. Il est également labélisé « Patrimoine du xxe siècle »… autrement dit… ça vaut le détour ! je dirais même, c’est un vraie claque architecturale !
Le Corbusier déclara : « Ce couvent de rude béton est une œuvre d’amour. Il ne se parle pas. C’est de l’intérieur qu’il se vit. C’est à l’intérieur que se passe l’essentiel »… et je confirme… en particulier son église… l’éclairage est réalisé au moyen d’un dispositif constitué de multiples de puits de jour conçus comme des cheminées, métaphoriquement appelées « canons à lumière » car produisant l’effet de taches lumineuses concentrées et projetées sur le sol.
Autre curiosité, en 1998, le couvent commande à Jasper Morrisson la création de chaises pour le réfectoire. D’une sobriété monacale, ces chaises ont la particularité qu’on ne peut pas se balancer en arrière avec… ainsi même ce petit balancement, d’ordinaire si anodin, deviendrait ici propice à trop de rêveries ? …





























