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Le Cyklop pose son gros œil à ICI Montreuil !

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Le CyKlop est un « street artiste » qui s’inspire des archétypes de l’art populaire, de la BD, du manga, et des art toys. Il détourne les poteaux qui bordent les trottoirs des villes pour en faire des sculptures « pop » grâce à son personnage à l’œil unique, référence aux créatures fantastiques de la mythologie grecque.
Il vient de s’installer dans l’atelier plastique de ICI Montreuil.
Son travail est actuellement exposé dans la galerie.

ICI Montreuil est un ‘Creative Space‘ pour les artistes, les artisans, les entrepreneurs et les start-ups de la création. Cet espace de 1.700 m2 a été créé dans une partie de l’ancienne usine de fabrication de matériel électrique Dufour (fermée en 1981) situé 135 boulevard Chanzy à Montreuil. La mission de ICI Montreuil est de stimuler le développement des créateurs en mettant leur disposition des professionnels, des ateliers de travail, des espaces de coworking, des machines professionnelles, les services mutualisés et sur mesure, les connexions et l’inspiration pour transformer leurs idées en business.

Le travail de CyKlop nous rappelle que nous aussi on aime les legos… voici une image que nous avions faite en 2009
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5000 likes et mille mercis !

Facebook 5000 likes ça se fête

Ce n’est pas tous les jours qu’on a 5000 likes ! Ça se fête !
Mille merci à vous tous !

http://www.facebook.com/grapheine


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Blague de graphiste

logo_UPS_logo_EPS_CS6

Attention blague de graphiste en vue ! Effectivement il sera impossible au quidam de comprendre se qui se cache derrière ces successions de lettres « ups », « Ai » et « eps ». Preuve en est que des effets « web 2.0″ sur un joli blason ajoutés à un code couleur, soi-disant pérenne, ne remplace pas le célèbre ruban cadeau que Paul Rand a dessiné en 1961.

Eps pour Encapsulated PostScript, est un format créé par Adobe Systems qui permet de décrire des images qui peuvent être constituées d’objets vectoriels et/ou bitmap. Ce format est principalement utilisé par Adobe Illustrator (Ai).

Ajourd’hui, il existe tellement de similitudes (et si peu de distinctions !) entre l’identité visuelle de l’entreprise postale américaine UPS et l’icône du logiciel de dessin vectoriel de la creative suite d’Adobe, qu’il serait bien difficile de deviner le service que ces deux entités sont censées rendre !

Voici quelques étapes importantes dans l’évolution du logo UPS et celui d’Adobe Illustrator :

histoire_logo_ups_abobe illustrator_v2

En mettant de côté les effets de reliefs que facilite l’affichage à l’écran, ce rapprochement illustre une tendance forte du graphisme actuel :
La simplification des symboles des marques qui va de pair avec une importance croissante du dessin des caractères. Les logotypes deviennent alors des icônes et s’adaptent à l’affichage des interfaces tactiles de nos tablettes et smartphones pour devenir des « apps » : formes épurées et un contraste chromatique accentué assure leur lisibilité en petites tailles… quitte à ressembler à des touches de clavier ? En tous cas idéal pour être pressé sous nos gros doigts !

Paul Rand parlait ainsi de son travail :

« Je n’utilise pas l’humour consciemment, c’est quelque chose de naturel. Le meilleur exemple est mon logo pour United Parcels Service: prendre un écusson – un symbole médiéval qui semble inévitablement pompeux aujourd’hui – et puis coller un paquet au-dessus, c’est drôle »…

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C’est probablement dans cette simplicité et cet humour que résidait toute l’intelligence du travail de Paul Rand.

Pour savoir quelles raisons ont poussé UPS à changer de logo en 2003, on peut retrouver sur le site Underconsideration.com le kit de presse annonçant le changement de logo ( ici ). L’argument qu’ils avancent à l’époque était « Pour un impact visuel encore plus grand, le bouclier est devenu trois dimensions« , ce qui peut se traduire par « Le logo de Paul Rand était faible, mais en passant en 3D le nouveau logo devient fort ! ».

Ça se saurait depuis longtemps si passer en 3D un logo lui donnait plus d’impact !
La principale conséquence, c’est d’augmenter les coûts de reproduction !

Les logos de Paul Rand : http://www.paul-rand.com/foundation/identity/

Mise à jour du 26/02/2013
Le site d’actualité en identités visuelles BRAND NEW vient de publier un article intitulé « Des logos réduits pour l’utilisation sur écran » (Logo Reductions for Screen en VO). Ils présentent le résultat d’un sujet qui a été donné aux élèves de l’institut de technologie de Holon lors d’un cours de design interactif. L’objectif était d’adapter la version « print » d’un célèbre logotype pour en faire une utilisation à l’écran : icône de lancement d’application, favicon, visuel pour écran d’ouverture, etc… Voici le résultat de ces étudiants qui ce sont attaqués aux célèbres logos de Quaker, Unilever, Energizer et Ikea :
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Une préoccupation très actuelle !


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Franco Grignani : « Grafica cinetica »

Nous inaugurons une nouvelle rubrique de notre blog qui sera dédié à l’histoire du graphisme et de la communication en général. Nous y présenterons les grandes figures du design graphique et de la typographie à travers des extraits de publications anciennes qui font partie de notre bibliothèque… ( et qui ne sont évidement plus commercialisées !).

Franco Grignani, 1908/1999

francogrignani portrait photography b&wNous commençons donc par présenter le travail du graphiste italien Franco Grignani (1908-1999). Il s’agit ici d’un texte où il présente lui même son travail et sa vision du métier ( initialement publié dans la collection « Graphic Designers in Europe » en 1973).

Étonnement, beaucoup de ses réflexions restent très contemporaines. On pourra noter que tout comme le graphiste suisse Rolf Rappaz, sa pratique de graphiste fut menée en parallèle d’une pratique artistique intense.

Dans les années 70’s, il a réalisé et rassemblé une documentation détaillée de son oeuvre qui a eu une grande influence sur l’art graphique international. À cette époque, de nombreuses publications présentaient de son travail.

Ses oeuvres d’art et ses réalisations expérimentales se trouvent toujours dans les collections du musée d’Art moderne de New York, du “Stedelijk” à Amsterdam, du musée d’Art moderne de Varsovie, et du Victoria and Albert Museum à Londres. De nombreuses expositions personnelles ont eu lieu en Italie et dans d’autres pays. L’évolution constante de son oeuvre graphique, de sa peinture, de même que la cohérence de sa méthode, ont toujours fait naître un vif intérêt chez les jeunes graphistes, à commencer par nous !

Voici donc le texte de Grignani :

EXPÉRIMENTER AUSSI LOIN QUE POSSIBLE

Pour affirmer son rôle utilitaire au service de la communication visuelle, l’art graphique doit s’appuyer sur un grand nombre d’expériences afin de parvenir à la liberté idéale, face à la routine des activités quotidiennes. L’urgence conditionne la qualité, les limites imposées par le sujet freinent l’esprit de création, il y a aussi la cohérence du style, tous ces obstacles entravent le caractère individuel du graphiste. J’ai fait de mon mieux pour résister à tous ces facteurs externes et j’ai tenté d’élargir le champ de mon activité propre en m’astreignant à un travail expérimental qui bien souvent empiète sur les domaines scientifiques de la philosophie et de la physique. Ce n’est que par la fusion d’éléments divers autant que par décantation et contamination, que l’art graphique parachèvera son évolution par des voies et des expressions nouvelles.

Les affiches publicitaires du graphiste italien Franco Grignani 1970's

La tendance marquée que j’éprouve pour les expériences, ou mieux, mon penchant pour les sciences d’imagination, provient probablement de ma formation d’architecte. Je n’ai pas confiné mon activité expérimentale dans un cadre mathématique rigide, au contraire, j’ai été aussi loin que possible au-delà de cette limite. Comme exemple, je peux citer mes expériences avec des distorsions optiques et tensions structurales. L’oeil humain “voit” au travers d’émotions et de suggestions, c’est ce qui explique que la géométrie plane ou une composition équilibrée sont trop logiques pour avoir la force nécessaire au déclenchement de la réaction de l’oeil. La plupart du temps, nous voyons des annonces publicitaires à côté d’autres affiches, naturellement cette promiscuité exige de chaque affiche publicitaire sa propre autonomie physique d’expression, et par “autonomie”, j’entends la possession de cette valeur traumatisante qui capte instantanément le regard du spectateur et lui fait ressentir une certaine gêne de la perception, une irrégularité créée par les tensions.

LE POUVOIR DES GRAPHISTES

De par la reproduction mécanique et la diffusion, l’art graphique est devenu le plus important moyen de communication et de propagation de la culture. Chaque jour, en feuilletant un journal ou une revue, ou en regardant une rangée d’affiches sur des murs, consciemment ou inconsciemment, nous recevons des messages. Le graphiste représente une puissance fondamentale dans le monde. Il déverse la “culture” dans la rue, il la distribue à l’homme de la rue, et lui permet de s’assimiler la communication.

J’aimerai classer maintenant mes expériences de recherche en diverses tendances, sous des rubriques différentes.

La période fluide

D’abord, mes recherches se sont bornées à créer des images indéfinies ou des signes très vagues, afin d’éveiller l’observation et l’esprit de création. Ensuite, cette étude a passé à des images incomplètes (achevées au moyen de découpages photographiques) qui par leur “contenu” d’information, étaient destinées à stimuler le processus de la pensée.

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Ces affiches ou publicités datent de la période 1945/1955… et sont issues du site thisisdisplay.org

Recherche sur les distorsions

La réalité d’une image ou d’un signe est optiquement altérée, afin de rivaliser avec la logique imposée par l’oeil. Un regard attentif réalisera de nouvelles découvertes, au-delà des règles de la logique (où les formes sont anthropomorphes), libre de restrictions géométriques, libre de toute structure. Alors, on parvient au traumatisme dû à la dynamique, à l’individualité, à “l’unique”, qui fréquemment est disposé dans un espace géométrique ordonné.

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La tension sous toutes ses formes

Après la distorsion, imprimant une forme en faisant intervenir des tensions je me suis tourné, en continuation cohérente de l’expérience, vers une période de tensions dans les formes et dans l’espace. Le fait de briser l’uniformité de l’espace produit des tensions plus vivement ressenties à cause du malaise physique qu’elles suscitent et par le processus de ré-élaboration de notre personnalité qui s’ensuit, en dernier lieu, elles stimulent l’achèvement de l’image proposée. Ce sont là des phénomènes fondamentaux de la communication visuelle. Néanmoins, nous pouvons affirmer que même une expression du corps humain, un mouvement ou un simple geste, crée de la tension. Cette force de tension est égale aux effets produits par un certain espace, ou par l’équilibre des blancs et des noirs, ou par la couleur, ou encore par des mots exprimés ou non exprimés.

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Induction visuelle

L’induction tient lieu de stimulant, de concentration, d’absorbement. Certaines formes circulaires en sont de bons exemples, des formes basées sur un équilibre radial marqué, des formes ont un noyau focalisant, compulsif.

Jusqu’à présent, j’ai réalisé plus de 14 000 oeuvres expérimentales. Manifestement, une telle profusion m’a pris une grande partie de la vie, mais j’avais résolu de me vouer à deux activités: l’une, gagner ma vie, l’autre, “faire ma vie”.

Avec ce postulat, la solution de continuité entre les deux est plutôt confuse. Récemment, je suis passé du dessin graphique à la peinture, laquelle, par son absence de restrictions, m’a donné l’illusion d’une plus grande liberté.
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J’ai toujours été intéressé par la photographie, spécialement par la “photographie d’avant-garde”, en tant qu’élément applicable à l’art graphique. La photographie ne doit pas seulement être une bonne documentation, fusse-t-elle, une documentation poétique. Elle doit créer des images étranges, en s’aidant de la lumière et de la chimie. Aujourd’hui, mon oeuvre comporte peu de dessin et mes réalisations antérieures ont toujours été retravaillées par des procédés photographiques ou optiques afin d’exprimer une signification différente.

L’image périodique

Présentement ( en 1973 ! ), je suis engagé dans la recherche d’une “image périodique”, c’est-à-dire la réalisation d’une structure organisée avec répétition d’un motif de base ou signe fondamental, la plupart du temps, très simple. On arrive ainsi à une géométrie altérée, ces modifications ayant été programmées de manière à jaillir multidirectionnellement. À cause de cette disposition, le spectateur, inconsciemment, est invité à recoordonner les altérations de la perspective et par là même, il est engagé dans la communication visuelle.

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l’humus vital

Ces dernières années, de nombreuses explications ont été formulées au sujet de la communication visuelle, mais l’être humain, de par sa nature, veut toujours résoudre les mystères qu’il rencontre: les inconnues ou la raison profonde des choses. Ainsi donc, la communication ne peut pas se résumer simplement par “voir”. Des images déjà classées dans une expérience visionnelle du spectateur n’éveillent plus son intérêt. C’est pourquoi la tâche du graphiste ne doit pas se borner à reproduire des textes imprimés sur un tableau, mais à rechercher diverses voies d’expérience personnelle, “l’humus vital” d’où pourraient jaillir des éléments qui rendront son message durable.

Texte : Franco Grignani, 1973, « Graphic Designers in Europe« .

le mystère du Logo Woolmark

En 1963, l’International Wool Secretariat, aujourd’hui Australian Wool Innovation (AWI) annonce un concours international pour la conception d’une identité visuelle qui devra renforcer la confiance des consommateurs vis-à-vis de la laine et représenter une nouvelle norme de qualité. Toujours en activité plus de 50 ans plus tard ( http://www.woolmark.com), il s’agit incontestablement d’un des meilleurs logos de tous les temps !

woolmark_logo

Inspiré d’un écheveau de laine, le logo gagnant, connu sous le nom Woolmark, fut lancé internationalement en 1964. Mais qui l’a réellement conçu ?

Officiellement, le Woolmark est signé par un designer italien originaire de Milan, un certain Francesco Saroglia, qui a l’époque aurait remporté le concours. Mais comment ce designer aurait-il pu signer l’un des logos les plus connus au monde, sans qu’il n’y ait de trace de son travail autre part ? Aucun autre travail de connu, aucune publication, aucune exposition… mystère !

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La réponse de ce mystère semble trouver sa réponse sur le site de l’Alliance Graphique Internationale (AGI) qui attribue la création du logo à Franco Grignani.
Ce dernier serait entré dans la compétition sous un pseudonyme parce qu’il était également membre du jury pour choisir le projet gagnant. « Grignani a été membre du jury, mais il ne pouvait pas résister à la tentation de prendre part lui-même », raconte le designer Hollandais Ben Bos qui a écrit un ouvrage sur l’histoire de l’AGI. Ce qui est certain, c’est que Grignani ne fut jamais payé pour ce travail.

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Une autre version fut racontée par l’une des filles de Grignani : « Je ne sais pas exactement comment l’IWS a organisé le concours, mais à l’époque un certain Spiriti, propriétaire d’une agence de publicité, aurait contacté plusieurs graphistes, les aurait fait travailler sur plusieurs pistes en vue de les présenter au concours. Grignani fut consulté et aurait donc proposé plusieurs esquisses.

Peu de temps après, Grignani était invité à participer au jury pour sélectionner le logo gagnant. « C’est avec un grand étonnement qu’il aurait découvert le travail qu’il avait soumis quelques mois auparavant à Spiriti, mais pas signé sous de son nom. Il était gêné – il pensait que son travail avait été volé par ce « Saroglia ». Il voulait aussi cacher que le logo était en fait soumis par lui. Lorsque tous les jurés se mirent d’accord pour retenir ce logo, il a essayé de lutter contre ce choix, en vain. Au début, il n’a rien dit, mais après quelques années, regrettant de ne pas être reconnu comme l’auteur, il aurait commencé à révéler aux gens que c’est lui l’auteur. »
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Une image tirée du journal de Grignani avec plusieurs croquis, y compris une esquisse très proche du logo final, semble être l’arme du crime. La seule chose certaine, le véritable créateur de ce « Woolmark » aura laissé derrière lui un grand mystère graphique !

Voici une galerie présentant plus amplement le travail Franco Grignani ( cliquez pour faire défiler les images ) :

Son travail influence encore de nos jours !

Par exemple, l’identité visuelle de la « Film Commission Chile » par le « Hey Studio »
film-commission-chile

ou encore les travaux d’Experimental Jetset
Experimental_Jetset_poster

English translation

Franco Grignani by himself !

Though maintaining its nature as a « service » to visual communication, graphic design must be supported by a wide range of experimental experiences in which one can attain a longed-for freedom from the complex routine of daily activity. Quality conditioned by urgency, creativity dwarfed by thematic limitations, certain style coherence- all, together, restrain the individual character of the graphic designer.

I have done my best to withstand such externat conditioning; therefore, I have tried to widen the range of my own activity, applying myself to experimental work that often overlaps scientific fields such as psychology and physics. lt is from just such a fusion of elements, as well as through decanting and contamination, that graphie design can find its own evolution in new ways of expression.

My marked tendency toward experimentation- or even better, my applying to science for suggestions- probably stems from my having been educated in the architectural discipline. I did not confine my experimental activity io a ma thematical frame. On the contrary, I stretched it as far as possible-even beyond that limit. For example, I have experimented with optical distortions and structural tensions. The human eye « sees » through emotions or suggestions, therefore, plane geometry or a balanced composition are too logical to contain the necessary stress that triggers off reaction in the human eye. Most of the time we see advertisements side by side with other advertisements; naturally, this closeness requires that each advertisement maintain its own expressive or physical autonomy – and by « autonomy » I mean the possession of that traumatic value that instantly catches the viewer’s eye and makes him feel a perceptive uneasiness, an irregularity caused by tensions.
Owing to its mechanical reproduction and diffusion, graphic design nowadays is the chief means of communication for the dissemination of cultural content. Every day, as a man chances ta go through a newspaper or magazine, or as his eyes glide along sequences of posters lined on the walls – constantly and unconsciously, he is absorbing messages. The graphic designer is a fundamental power in the world ! He pours culture into the streets; he distributes culture to the ordinary man ta enable him ta assimilate communication.

I would now like ta separate my experimental research into different trends, under different rubrics.

The flow period

Research was devoted to creating indefinite images or signs whose very vagueness might stimulate observation and creativity. This study afterward included uncompleted images ( achieved by means of photographie cuts) whose informative content would start the brain thinking.

Research on distortions

The reality of an image or sign is optically altered in order ta compete with the logic imposed by the human eye. An attentive eye will realize new discoveries beyond the rules of logic (where shapes are anthropomorphous), free from geometric limitations, free from any structure created by man. The aftermath is one of trauma, owing to dynamics, individuality, the « unicum » that often is placed in an orderly, geometric space.

Period of tension

After distorting impressing a shape by interacting tensions- I turned, as a coherent continuation of experience, to a period of tension in shapes and space. Breaking up the evenness of a space produces tensions that are more vividly experienced because of the physical uneasiness they create and the consequent process of re-elaboration through our own personal pattern that the y call for, white ultimately providing a stimulus toward finishing the proposed image. These are fundamental phenomena of visual communication. Nevertheless, we can say that even a human expression, or the posture of a body, or a gesture creates tension. Their tensive power is equal to the effects caused by a certain space, or by the balance of black and withe quantities, or by color, or by uttered or unuttered words.

Visual induction

Induction stands for stimulus, concentration, and absorption. Good examples are any circular shape, shapes based on a radial stressed balance, shapes having a foca/izing, compelling core. Up to now, I have made more than 14,000 experimental works. Obviously, so much production has taken up a great part of my life; but I have resolved to devote myself to two activities: one is to earn a living, the other is my life. Although the borderline between the two is rather blurred, I recently shifted from graphic design to painting, which due to its absence of restraints, gives me the illusion of much greater freedom. I have always been interested in photography, especially « vanguard photography » as an element applicable to graphic design. Photography must not be simply good documentation, albeit poetic documentation. It must create eerie images through the use of light and chemistry. Actually , there is little drawing in my work, and my existing works have always been re-elaborated through photographic or optical equipment, in order to make them express a different sign.

periodic image

Presently ( in 1973 ! ) I am involved in research on « periodic image »-that is, the creation of an organized structure by repeating a basic shape or sign, mostly a very simple one. The result is an altered geometry, though these angular alterations have been previously programmed in order to spread multidirectionally. The observer is therefore uncohsciously compelled to recoordinate the perspective alteration- and hence is actively involved in visual communication. In the fast few years, much has been said about visual communication, but man still tends naturally to try to solve such mysteries as the unknown or the reason why things are as they are. Communication, thus, is not simply « seeing. » The sight of things already filed in one’s experience is uninteresting. The task of the graphic designer is therefore not merely to stick printed texts on a cardboard but to try various paths of individual experimentation- the « vital humus » from which he can drawn those elements that will make his message valid and lasting.

Text : Franco Grignani, 1973, « Graphic Designers in Europe ».

Biography in 1973

He has created and collected detailed documentation of his own work, which for years has been influencing trends in international graphic design. Specialized magazines, books, and samples distributed to many graphic design schools have helped to make his work better known.
Grignani’s experimental designs and other works of art are in the collections of the Museum of Modern Art, New York; the Stedelijk, Amsterdam; the Museum of Modern Art, Warsaw; and the Victoria and Albert Museum; London. One-man shows of his w ork have appeared in italy and else where. His constant evolution in graphic design and painting and his coherence of method arouse a vivid interest in young artists and estheticians. A member of the international jury for Typomundus 20/2, he helped select works representing the best of 20th-century graphic design. He was a member of the jury at the third Biennale de l’Affiche, Warsaw.

D’autres grands noms du design graphique :
- JOSEF MÜLLER-BROCKMANN, « SWISS STYLE », 1914/1996
- FRANCO GRIGNANI, « GRAFICA CINETICA »,1914/1996
- ROLF RAPPAZ, « C’EST DE LA BÂLE », 1914/1996
- ROGER EXCOFFON, «COUP DE MISTRAL», 1910/1983
- ALEXANDER GIRARD, «THE COLOR-FOOL», 1907/1993
- EDWARD BAWDEN, «GREAT ILLUSTRATION FROM GREAT BRITAIN» 1903/1989


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Rolf Rappaz, c’est de la « Bâle » !

Petite découverte lors d’une visite de Bâle, le Musée Rappaz est situé dans le cœur historique de la ville, plus précisément dans l’ancienne maison des tisserands du Couvent de Klingental qui servait d’atelier au graphiste éponyme Rolf Rappaz (1914-1996). Il présente une exposition permanente sur le travail de cet artiste et graphiste bâlois. Le musée se présente aussi comme un véritable centre d’art et de culture vivant, son objectif étant de faire converger la production artistique régionale et une perspective mondialisée de l’art. L’œuvre de Rappaz sert de point de départ à cette démarche, car celui-ci a marqué à la fois l’histoire de l’art mondiale et l’histoire de l’art bâloise par trois décennies de création.

Le logo de l'atelier du graphiste suisse Rolf Rappaz

Rolf Rappaz débute son apprentissage de graphiste chez Frobenius A.G. à Bâle (ex: une affiche de swissair, 1954 ). D’abord graphiste indépendant, il se tourna vers les beaux arts dès le milieu des années 1960. En 1938, il cofonde l’Union suisse des graphistes. Maître à l’école des arts appliqués de Bâle (1942-1945), il exercera une grande influence sur toute une génération d’artistes, dont Eva Aeppli et Jean Tinguely. Membre fondateur de l’Association des graphistes créateurs (1951). Il conçoit en 1958, le pavillon du tourisme à l’Exposition universelle de Bruxelles. Il concevra des dizaines d’affiches pour la Foire suisse de Bâle, l’Olma, Swissair ou encore le magazine Annabelle.

Affiches suisses graphiste rolf rappaz

Ci-dessous, une petite galerie de ses affiches en plus grand format ( cliquez sur les vignettes ) :

Atelier du graphiste suisse Rolf Rappaz à Bâle

À la fin des années 60,  il abandonna sa carrière de graphiste pour se consacrer entièrement à l’art libre. La reconstitution de son atelier présente son obstination pour l’abstraction géométrique… des dizaines de boites et de tiroirs remplis de petits motifs, classés par tailles et par couleurs…

Les dessins du graphiste suisse Rolf Rappaz à Bâle

Les dessins sur calques du graphiste bâlois Rolf Rappaz

Son travail est basé sur la permutation des formes géométriques de base (cercle, carré et triangle) et des trois couleurs primaires (rouge, bleu, jaune). Quand au bout de dizaines de feuilles de calques griffonnées, il obtient la forme parfaite, alors il s’attaque à la toile…

Le musée Rolf Rappaz à Bâle

étoile colorée du graphiste suisse Rolf Rappaz

Et au milieu de ces toiles géométriques, quelques silhouettes plus enfantines… mais toujours géométriques !

Les mobiles colorés du graphiste suisse Rolf Rappaz

Alors, si vous passez par Bâle, allez jeter un coup d’œil là-bas : http://www.rappazmuseum.ch

PS: Voici quelques collages de sa jeunesse : « on ne dirait pas que ça date de 1928 ! » ( cliquez sur les vignettes pour voir en grand )

D’autres grands noms du design graphique :
- JOSEF MÜLLER-BROCKMANN, « SWISS STYLE », 1914/1996
- FRANCO GRIGNANI, « GRAFICA CINETICA »,1914/1996
- ROLF RAPPAZ, « C’EST DE LA BÂLE », 1914/1996
- ROGER EXCOFFON, «COUP DE MISTRAL», 1910/1983
- ALEXANDER GIRARD, «THE COLOR-FOOL», 1907/1993
- EDWARD BAWDEN, «GREAT ILLUSTRATION FROM GREAT BRITAIN» 1903/1989


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Journées Portes Ouvertes UPEC

Communication des journées portes ouvertes de l'Université Paris Est Créteil

Voici l’affiche que nous avons réalisée pour la communication des Journées Portes Ouvertes de l’Université Paris-Est Créteil… l’UPEC pour les intimes…
L’affiche de “portes ouvertes” c’est un peu un exercice de style… comme une carte de vœux ou un faire part de naissance !
Alors, pourquoi ne pas y aller franchement en prenant le sujet au pied de la lettre. La porte devenant une métaphore de l’entrée à l’Université.

Communication journées portes ouvertes université Paris Est créteil

communication JPO Université UPEC

Création d'affiches pour les journée portes ouvertes université Paris Est Créteil Upec

Voici les recherches que nous avions présentées.
On y retrouve les prémices de cette porte jaune… C’est en retravaillant avec le client que l’affiche finale s’est simplifiée. C’est tellement rare d’avoir un client qui vous propose de faire plus simple ! C’est appréciable !

recherches d'affiches pour les journées portes ouvertes UPEC

Nous aimions beaucoup la piste ci-dessous.
La silhouette de Monsieur-UPEC soulevant son chapeau en signe de bienvenue !
Accueillir les futurs étudiants, ça commence par un simple « bonjour ». La silhouette de la tête pouvant accueillir n’importe quelle image suivant qu’on parle de telle ou telle chose… Malheureusement le style un peu trop rétro du personnage n’a pas retenu leur attention !
Projet d'affiche illustration 50's Université Paris Est Créteil


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Les salaires dans le web !

Comme chaque début d’année, l’association des Designers Interactifs publie le résultat de son sondage sur l’emploi et les salaires du design interactif. Cette édition 2013 illustre une année dont les conditions d’exercice sont un peu plus difficiles que les années précédentes, signe que la crise est passée par là. Dans cette publication, vous pourrez retrouver plusieurs indicateurs : les salaires par métier, la répartition géographique, la formation, les modes d’exercice, le niveau d’expérience…

Voici les principaux points à retenir pour cette édition 2012 :

La grosse majorité des postes se situent en région Parisienne, mais la proportion des emplois situés en région continue de se développer. On peut continuer d’observer des gros écarts de salaires entre la capitale et la région (23 %).
La proportion de femmes dans la profession baisse un peu en 2012 (33%), après plusieurs années de hausse… En fait, pour être précis, un développeur-geek-célibataire, aura 3% de chance en moins de rencontrer l’âme sœur cette année qu’en 2011 !

Autre grosse tendance qui se confirme cette année, ces professions sont essentiellement pratiquées par des jeunes : les parts cumulées des 21-30 ans représentent plus de la moitié (55 %) de la profession.
Le niveau d’études reste élevé, 52 % sont titulaires au moins d’un Bac +4, dont 32 % d’un Bac +5.

Ce sondage rejoint l’enquête que nous menons depuis bientôt 3 ans sur les tarifs pratiqués dans le monde de la communication. D’ailleurs, on retrouve bon nombre d’indicateurs similaires…

N’hésitez pas à y répondre, c’est par ici > http://www.grapheine.com/tarif-graphiste


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Mois du graphisme Échirolles

Depuis quelques mois, en encore pour quelques jours, se tient le Mois du graphisme d’Échirolles ( à côté de Grenoble ). Cette manifestation fait partie des trop rares occasions de croiser du Graphisme exposé. On peut donc y découvrir une exposition sur Mariscal, une exposition sur 6 graphistes d’Europe et d’Amérique latine, des travaux d’étudiants autour de l’Amérique Latine, et probablement pleins d’autres choses que je n’ai pas eu le temps de visiter. Il faut dire que cette manifestation est dispatchée sur une multitude de sites. Dès lors, envisager de visiter toutes les expositions devient un véritable parcours du combattant !

Puisqu’on est dans la critique, on peut globalement regretter une approche du Graphisme un peu « vieille école » où l’affiche ( si possible traditionnelle ) est la star !

Une maison de retraite pour Graphistes ?

C’est toujours fabuleux de redécouvrir le travail de Mariscal ou d’autres grands noms, mais j’aurais aimé être surpris par d’autres formes de graphisme, plus actuelles, plus jeunes ! Le graphisme est sorti de l’affiche faite à la main depuis belle lurette, des choses formidables de se passent sur des écrans, sur Facebook, sur des packagings, sur des tickets de métro, sur des tee-shirts… l’art, la mode, la culture, le design se métissent quotidiennement pour offrir une infinie richesse à ce métier !

Bref, désolé d’employer un ton qui peut sembler irrespectueux pour nos ainées, mais on veut voir du sang neuf, de la création contemporaine et surtout un regard protéiforme sur notre métier !

Alors, sans souhaiter de mise en concurrence, sans imaginer essayer de reproduire un modèle ( qui a ses défauts ), on ne peut s’empêcher de regarder du côté du Festival de Chaumont. Ne serait-ce qu’en comparant les deux pages d’accueil des deux manifestations, on se rends vite compte que le Mois du Graphisme c’est un peu du « html2« . Et je ne parle même pas de l’affiche !

Pour l’anecdote, je suis originaire de St Martin d’Hères, la ville voisine d’Échirolles. C’est probablement grâce au Mois du Graphisme que j’ai découvert ce métier. C’est donc, avec une profonde affection pour cette manifestation que je me permets de la critiquer !

Mariscal, El fenomeno

Invité d’honneur de cette année, Mariscal nous présente ses lettres monumentales et colorées, ses créations empreintes d’alegria de vivir (joie de vivre en espagnol). « Nous vivons dans un monde parfait, indiquait le graphiste. J’ai besoin de dessiner à la main pour retrouver une forme d’expression particulière, un B qui a trop mangé, un J joyeux. C’est une autre façon de s’exprimer avec passion. »

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Crédit photo : Ville d’Échirolles

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Crédit photo : Ville d’Échirolles

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Un petite vidéo disponible sur le site du mois du graphisme présentant Mariscal :

Étudiants, affichez-vous

Les étudiants des Écoles d’Arts, de communication visuelle et en graphisme ont été invités à concevoir et réaliser une affiche sur le thème « AMERICA LATINA . Un nouveau monde». Ils ont traité du thème sous différents aspects : histoire, vie politique, vie sociale, culture visuelle, graphisme, architecture, musique, photographie… au moyen des techniques de leur choix. Voici un petit aperçu…

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Marisa gallén, ¡Qué Viva España!

Diplômée de l’École des Beaux-Arts San Carlos de Valence, en Espagne. Elle débute sa carrière en 1984, en participant à la création du studio La Nave, travaille ensuite pour l’Estudio Ni, puis fonde son propre atelier Estudio Marisa Gallén à Valence.
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Radovzn Jenko, le Graphisme des Balkans

Radovan Jenko, diplômé de l’Académie des Beaux Arts de Varsovie (1981), fut un des élèves de Henryk Tomaszewski. Il est aujourd’hui professeur de graphisme à l’université de Ljubljana. En dehors de son métier d’enseignant, il crée des affiches, des calendriers, des livres, des logos, en accordant une importance particulière à l’illustration et à la typographie manuelle. Ci-dessous : une série d’affiches pour le « Rozinteater » de Ljubljana.

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Un petite vidéo disponible sur le site du mois du graphisme présentant Radovan Jenko :


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Carte de vœux Université Paris-Est Créteil

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Conception de la carte de vœux de l’Université Paris-Est Créteil (UPEC).
Il s’agit d’une carte de vœux en pop-up, qui en s’ouvrant recompose le message « bonne année 2013″.
Impression en ton direct + Papier de création.


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Le nouveau logo du Petit Palais

Flash-back en 2004

logo du musée du petit palais

En 2004, un appel d’offres avait été lancé pour doter le Petit Palais Musée des Beaux-arts de la ville de Paris d’une nouvelle identité visuelle. Le Musée allait réouvrir ses portes aux publics après 6 ans d’un long chantier de rénovation. Le résultat de ce concours fit l’objet d’un bel article dans le magazine étapes graphiques n°125 (par Etienne Hervy et Vanina Pinter).

À l’époque, cinq graphistes présentèrent leur projet : Philippe Apeloig, Michael Levin, Bernard Lagacé, le studio Atalante et la compagnie Bernard Baissait.

C’est Michael Levin qui avait été désigné lauréat avec son logotype composé en caractère Cochin (ci-dessus). Son identité fut utilisée jusqu’en décembre 2012.

Comment ressusciter un logo 7 ans après…

Identité visuelle petit Palais

En décembre dernier, le musée publie sur son compte Facebook :«Un nouveau LOGO, un nouveau film! Le Petit Palais, musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris fait peau neuve !»

Il s’agit d’un travail signé Philippe Apeloig.

Pourtant, ce nouveau logo (ci-dessus) ne l’est pas vraiment ! Il a même déjà 7 ans !
Il s’agit en effet d’un projet présenté ( et non retenu ) lors de l’appel d’offres de 2004.

Durant sa vie professionnelle, un graphiste aura souvent plus de projets refusés que de projets acceptés… c’est assurément une des aberrations de ce métier ( mais on s’éloigne du sujet ! ). Dès lors, imaginer que l’un de ses projets ait une deuxième chance doit être réjouissant !

Cependant, cette réjouissance passée, une question apparait : Comment mettre en fonction et à quel prix acheter un logo qui a précédemment perdu un appel d’offres ?

Et vous, avez-vous déjà eu un projet refusé être ressuscité quelques années après ?


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L’agence Graphéine c’est :

Une agence de conseil en communication spécialisée en Image de Marque, en création d’identités visuelles et de projets de communication

Notre agence est répartie en deux studios de graphisme qui travaillent de concert. Une agence à Paris, et une agence à Lyon.

Notre agence édite un blog sur le graphisme, les identités visuelles, la typographie, et la communication en général.

Graphéine Lyon
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