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Les salaires dans le web !

Comme chaque début d’année, l’association des Designers Interactifs publie le résultat de son sondage sur l’emploi et les salaires du design interactif. Cette édition 2013 illustre une année dont les conditions d’exercice sont un peu plus difficiles que les années précédentes, signe que la crise est passée par là. Dans cette publication, vous pourrez retrouver plusieurs indicateurs : les salaires par métier, la répartition géographique, la formation, les modes d’exercice, le niveau d’expérience…

Voici les principaux points à retenir pour cette édition 2012 :

La grosse majorité des postes se situent en région Parisienne, mais la proportion des emplois situés en région continue de se développer. On peut continuer d’observer des gros écarts de salaires entre la capitale et la région (23 %).
La proportion de femmes dans la profession baisse un peu en 2012 (33%), après plusieurs années de hausse… En fait, pour être précis, un développeur-geek-célibataire, aura 3% de chance en moins de rencontrer l’âme sœur cette année qu’en 2011 !

Autre grosse tendance qui se confirme cette année, ces professions sont essentiellement pratiquées par des jeunes : les parts cumulées des 21-30 ans représentent plus de la moitié (55 %) de la profession.
Le niveau d’études reste élevé, 52 % sont titulaires au moins d’un Bac +4, dont 32 % d’un Bac +5.

Ce sondage rejoint l’enquête que nous menons depuis bientôt 3 ans sur les tarifs pratiqués dans le monde de la communication. D’ailleurs, on retrouve bon nombre d’indicateurs similaires…

N’hésitez pas à y répondre, c’est par ici > http://www.grapheine.com/tarif-graphiste


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L’invasion des chatons

Lolcats dans la communication

Cet article sur les Lolcats arrive un peu tard, mais grâce à ce super mot-clé, on va exploser le compteur de visite de ce blog.

Petit rappel pour ceux qui n’ont pas suivi, le phénomène du chat sur internet vient du mème des Lolcats. À l’origine, il s’agit d’un phénomène non commercial apparu vers 2005 / 2006 sur le forum 4chan.
Un Lolcat est l’association d’une photo de chat avec un mot ou une courte phrase (dans un anglais approximatif), qui rendent le tout drôle, décalé et qu’une communauté restreinte a commencé à s’échanger pour le plaisir.

Le phénomène a depuis pris de l’ampleur et ne s’est pas arrêté aux photos, ont suivi les vidéos telles que Keyboard Cat (un chat qui joue du synthé, 28 816 552 vues sur Youtube), Maru (un chat japonais qui entre dans des boites en carton), des GIF animés avec Nyan Cat (un chat-tartine-arc-en-ciel), le feuilleton Simon’s Cat et des vrais chats comme Sergi, le chat de Norman qui possède sa propre page Facebook.

Pour comprendre le pourquoi de cette invasion de chats, on trouve dans différents articles des éléments de réponse.

L’empathie à l’égard des animaux

Bien avant les années 2000, on trouve ce qui peut s’apparenter aux premiers Lolcats avec les photographies du Britannique Harry Pointer (1822-1889) qui dès 1870 photographie des félins déguisés dans des postures très «humaines». Et c’est peut-être le pourquoi du succès du chat, sa faculté à singer nos comportements. Harry Pointer explique que «les lapins sont plus faciles à photographier en costume, mais sont incapables de prendre des postures de l’homme».

Harry Pointer Lolcats historic

C’est aussi cet aspect que soulève la sociologue française et directrice de recherche au CNRS Monique Dagnaud, c’est cet anthropomorphisme qui fait que le chat, tout comme le chien, a plus de succès que d’autres animaux domestiques.
«Pour résumer, quand un animal est domestiqué, il y a des conséquences sur son physique qui évolue pour paraître plus juvénile», raconte Chris Menning. « Il semble que ce soit de l’adaptation : en ayant l’air plus infantile, plus ‘mignon’, l’animal a plus de chances d’attirer l’attention de l’homme qui s’en occupera.»

On remarque que chez la plupart des vertébrés (dont les chats et les hommes font partie), les stades juvéniles se caractérisent souvent par une tête plus grosse, des yeux plus grands et des formes plus rondes par rapport aux proportions du corps de l’adulte. La néoténie est le fait de conserver ces caractéristiques juvéniles à l’âge adulte.

Ce pourra être le sujet d’un autre article, mais la néoténie, théorie développée dans les années 20, aura un fort impact après guerre à travers les personnages de Disney, puis des Mangas japonais. Pour revenir à notre bébé chat, ses caractéristiques néoténiques évoquent donc le monde de l’enfance, la fragilité, une certaine forme de douceur et de nostalgie, qui produit un attachement primal avec ses personnages.

En plus de son comportement, le chat cumule d’autres avantages : il est universel, domestique et c’est plus facile de filmer un chat qu’un ours blanc.

Le partage viral

Les Lolcats ont commencé de cette manière et cette culture du partage va générer un sentiment d’appartenance. «C’est une façon pour les gens d’exprimer leurs émotions, de les partager avec les autres (…)». En effet, les internautes aiment «partager toutes sortes de choses, surtout des choses qu’ils aiment», il n’est pas surprenant que ce partage porte sur des images de leurs animaux préférés – à savoir le chat et le chien.

Et le chat, par rapport au chien, part avec un capital sympathie non négligeable. Outre son format qui le rend plus accessible que le chien, son passé historique est plutôt positif (si on enlève la période Moyen-Age). Vénéré par les Égyptiens et en Asie, le chat reste synonyme de chance, de richesse ou de longévité. Dans la culture japonaise, le chat est très apprécié, la statuette du chat qui lève la patte le Manekineko «chat du bonheur» est très populaire et ils sont allés jusqu’à ouvrir des bars à chats (Neko Cafés) ou les clients peuvent boire un thé tout en caressant des félins afin de se détendre.

Le chat devient un point de rencontre, un prétexte à communiquer avec les autres. Au point que la ville de Minneapolis a accueilli le premier festival international du Lolcat le 30 août 2012 où l’on désigne la meilleure vidéo de chat.

Ce que cela nous renvoie

La figure du chat incarne des valeurs telles que l’autonomie, la liberté, l’individualité, idéologies que prône notre société actuellement. Pour la nouvelle génération du web pour qui rien n’est sérieux, les GIF animés de chat font partie du paysage.

Regarder des vidéos de chat pendant des heures n’est pas une mauvaise chose, des études sérieuses montrent que l’ennui à dose modérée peut être source de créativité.
Deux chercheuses britanniques en psychologie de l’université du Central Lancashire – Sandi Mann et Rebekah Cadman – viennent de confirmer cette hypothèse. Si l’ennui est propice à la créativité, les moments d’échange de vidéos et de photos entre collègues seraient-ils bénéfiques ? Cette procrastination aiderait-elle à se reconcentrer sur les tâches quotidiennes ? Dans cette hypothèse, les vidéos de chat deviendraient un échappatoire, un moment de détente nécessaire dans la journée.

Une autre étude montre le pouvoir du «kawaii» (mignon en japonais) sur la concentration. Le fait de regarder des images kawaii augmenterait la concentration et la capacité à réaliser différentes tâches. L’expérience se déroulait avec 2 groupes, on soumettait au premier des images de bébés animaux avant de leur demander de réaliser une action tandis que le second groupe avait des images d’animaux adultes. La concentration du 1er groupe était supérieure d’environ 44% par rapport au 2e groupe. Le fait de regarder des images mignonnes permettrait une concentration plus accrue dans la recherche du détail.

Amnesty félinternational :

En politique, d’après la théorie des chats mignons de Ethan Zuckerman, les « lolcats » possèdent aussi, une vertu étonnante : la lutte contre les dictatures !

En effet, si un forum ou un site internet participatif ( qui attire les activistes ) va facilement pouvoir être accusé d’être un « repère de pornographes » afin d’en justifier la censure, il semble difficile de censurer un site parlant de petits chats. Dès lors, il suffit d’élaborer un code international du lolcat anti-oppression : géolocaliser une photo de son chat sur Googlemap = indiquer la position d’un prisonnier politique, twitter l’état d’humeur de son chat = indiquer l’état en temps réel d’emprisonnement d’un activiste… etc.

“C’est le Miaou final, miaulons-nous et demain
La félinternationale, sera le chat humain”

Récupération par la communication

Il était donc prévisible que les marques se soient emparées du phénomène. On trouve de nombreux exemples en France et à l’étranger de publicités utilisant à tort ou à raison un chat comme personnage principal. En France c’est le dernier sport de Bouygues Telecom qui réussit le buzz et vient toucher la cible des 15-25 ans avec ses employés-chatons (2 729 819 vues sur Youtube)

Autre exemple avec la compagnie d’assurances suédoise Folksam qui met en scène des chats qui s’initient au parachute sur le morceau «I Believe I Can Fly» de R. Kelly.
Ces derniers ont d’ailleurs eu un retour de buzz négatif avec la montée au créneau des associations de protection des animaux qui pensaient qu’ils avaient réellement balancé des chats d’un avion

Toyota met en scène un chat dans son spot pour la Corolla où ce dernier est prêt à tout pour remonter dans la voiture de ses rêves.

Quant à la marque UNIQLO, elle a choisi la star du web Maru pour le lancement de sa nouvelle boutique.

Le milieu politique s’est lui aussi laissé séduire par la fourrure avec le partie d’Éva Joly, EELV (Europe Écologie Les Verts) qui a utilisé des vidéos de chats célèbres pour inciter à s’inscrire sur les listes électorales et voter pour Éva Joly aux présidentielles de 2012.

Il n’y a qu’à voir le succès d’un des derniers films Dreamworks, «Le Chat Potté» qui vole la vedette à «Shrek», film d’où il est issu en tant que personnage secondaire.

Le lolcats contemporain

Cette récupération par la culture de masse n’est pas étonnante, mais lorsqu’il s’agit du milieu culturel, on peut se poser la question.
Lorsque l’on regarde la dernière communication du Musée d’Art Contemporain de Lyon pour son exposition Cage’s Satie, la photographie choisie représente le compositeur américain John Cage tenant un chat dans ses bras. Simple hasard ou la présence d’un chat a-t-elle pu influencer le choix d’iconographie afin de rendre l’exposition plus séduisante ?

Liens

Si vous voulez en savoir plus sur le Catvertising :

BONUS : Si vous aimez les chats, les GIF et les paillettes !


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Le bluff de Free

Cette semaine Free défrayait la chronique en lançant en toute discrétion le blocage de la publicité par défaut par le biais d’une mise à jour de sa Freebox. La nouvelle fait l’effet d’un véritable tsunami qui remonte rapidement jusqu’au gouvernement. Une grande partie des éditeurs de sites dépendent directement des recettes publicitaires, ils ne tardent donc pas à se manifester…

Le grand bluff

Coup de bluff, il s’agit simplement pour Free de peser sur les négociations avec Google au sujet des accords d’interconnexion (peering) entre les opérateurs de réseaux internet.

Free à donc choisi de jouer les gros bras face au moteur de recherche en feintant de l’attaquer au porte-feuille publicitaire. D’après certains analystes, le blocage de la pub chez free (5 millions d’abonnés) aurait « fait perdre jusqu’à un million d’euros par jours » !

La publicité a envahi nos écrans. Ce n’est pas nouveau… mais il faut avouer que son omniprésence, son art d’être intrusive, déprécie quotidiennement notre expérience d’internet.

J’imagine que comme moi, vous avez acquis des réflexes de zappeur de pub, vous trouvez la petite croix qui ferme la pub en moins de 0,2 seconds… mais c’est usant.

Free n’a rien inventé !

Si Free ne semble pas être notre sauveur, il faudra donc regarder de l’autre côté de l’Atlantique… vers Palo-Alto ( tiens, cette ville de dit quelque chose ! ).

En décembre dernier, le projet Adtrap à levé plus de 200 000$ sur Kickstarter. Il s’agit d’un simple routeur supprimant toute forme de publicité sur internet.

Si ce type d’innovation trouvera assurément preneur auprès de quelques geeks fortunés, cela n’aura assurément pas l’impact d’une modification de 5 millions de Freebox ! Dommage, la publicité a encore de belles heures devant elle…


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Webographie

VOUS ÊTES-ICI !

Territoire immatériel, potentiellement infini, “Internet” reste une chose abstraite et magique pour bon nombre de personnes. L’inconnu fait peur et alimente les fantasmes. Représentons-le !

Des millions d’entreprises, d’institutions, d’individus interviennent dans la construction d’Internet sans autorité centrale. Cette ouverture laisse à chacun la possibilité de se raccrocher à ce réseau mondial, lui assurant une croissance vertigineuse.

Conséquence inattendue de ce développement, personne n’est en mesure de dire exactement à quoi ressemble Internet. Nous sommes face à un immense territoire inconnu, qu’il s’agit d’explorer afin d’en établir des cartes, comme l’ont fait par le passé nos ancêtres avec les mers et les continents !

Cartographier Internet est impossible !

Pour établir une carte des routes terrestres, il vous suffit à priori de parcourir toutes les routes terrestres.
Plus simplement, vous pouvez aussi demander la carte du réseau routier aux autorités compétentes. Pour établir une cartographie de toutes les routes de la planète, il suffit de procéder de la même manière : chaque ministère des transports de chaque pays vous fournira sa propre carte, et vous obtiendrez finalement la totalité des informations nécessaires à l’élaboration de votre carte. Ceci repose sur deux facteurs importants : il y a un nombre raisonnable de pays et d’autorités compétentes d’un côté, et ces cartes ne sont pas tenues secrètes, d’autre part.

Si les villes sont reliées par des routes, les ordinateurs sont reliés par des câbles. Si voyager d’une ville à l’autre nous fait traverser un certain nombre de villes, les messages sur Internet sont transmis par ces câbles, d’ordinateur en ordinateur, de serveur en serveur. Malheureusement, l’élaboration de cette carte d’internet est impossible sans s’adresser aux nombreuses compagnies et institutions pour leur demander la carte de leur réseau.
- Impossible par le nombre des acteurs et la constante évolution. Chaque jour de nouvelles sociétés se relient à Internet, d’autres disparaissent, et les réseaux en place évoluent de jour en jour. Cet assemblage de centaines de milliers de réseau rend le démarchage individuel impossible !
- Impossible pour des raisons stratégiques. En effet, les entreprises refusent généralement de fournir la carte de leur réseau pour des raisons stratégiques (Secret industriel) ou des raisons de sécurités évidentes.

Ce qui est impossible d’obtenir en observant les infrastructures du réseau est également difficile à obtenir en observant les échanges sur ces réseaux. Peu d’entreprises communiquent sur le nombre de visites ou l’origine de leurs visiteurs (secret industriel).

Toutes ces raisons rendent la cartographie d’Internet extrêmement complexe et en font une véritable problématique de recherche : comment représenter Internet de la manière la plus exhaustive ?

Internet Map :

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Museomix 2012 en 10 prototypes !

Il y a une semaine, nous participions à Museomix au Musée Gallo-Romain.
Museomix c’est trois jours pour remixer le musée avec les visiteurs-acteurs, codeurs, créateurs, muséographes, conservateurs, artistes, médiateurs…

En gros, il faut imaginer 160 personnes qui s’installent dans un musée pour 3 jours de wokshop non-stop ( 9h-23h ), avec comme seul objectif de concevoir et fabriquer des prototypes de dispositifs muséographiques innovants, le tout dans une ambiance collaborative et bon enfant ! Pari réussi !

Comment ça se passe : le vendredi matin, tu as 5 min pour trouver une idée,  45 secondes pour la présenter et 15min pour former une équipe qui devra nécessairement être composée de 5 profils différents ( Developpeur, designer, reporter, community manager, historien… ). Ensuite, tu as une journée pour finaliser cette idée avec ton équipe. Le samedi et le dimanche, tu vas concrétiser cette idée en fabriquant un prototype qui sera exposé aux visiteurs le dimanche soir. Pari réussi !

Le résumé en vidéo du jour 1, du jour 2… et du dernier jour ci-dessous :

Voici une brève présentation des 10 prototypes réalisés durant ces 3 jours :

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> Bruit de Quartier : 
Dans mon équipe,  nous avions choisi de travailler sur la maquette du quartier des Farges. Un quartier d’habitation gallo-romain, situé à 500m du musée Gallo-Romain et dont on peut apercevoir quelques ruines cachées derrière des immeubles modernes.

« Bruits de Quartier » est un dispositif audio permettant de tendre une oreille indiscrète et de s’immerger dans la vie quotidienne de ce quartier à l’époque romaine, puis de poursuivre la visite sur le site des fouilles archéologiques.

Nos Objectifs :
• Situer l’emplacement des fouilles par un repérage au sol
• Animer la maquette par un dispositif sonore narratif
• Inciter le visiteur à se rendre sur le site par un guidage audio narratif

Suites possibles :  Nous avions songé créer une passerelle entre les habitants ( d’aujourd’hui ) de ce quartier et les visiteurs du musée. Par exemple, en choisissant d’ausculter la maquette en mode « aujourd’hui » ( au lieu du mode « gallo-romain »), à la rencontre de l’histoire de ses habitants… comment vivaient-ils sur des ruines qui ont 2000 ans ? ont-ils connu le quartier avant les fouilles ? … Et en invitant les visiteurs à enregistrer une anecdote… une impression… un souvenir… afin de participer à un échange entre les habitants, les gallo-romains et les visiteurs.

L’équipe : Marilyne Bausic, Céline Cadieu-Dumont, Emmanuelle Dontenwill, César Augusto Mendoza, Mathias Rabiot, Sophie Tinland et Xavier Boissarie.

J’en profite pour féliciter tous les membres de mon équipe. On a vraiment réussi, sans se connaître au préalable, à produire un super résultat en 3 jours. Chacun a trouvé sa place très rapidement, les unes pour les contenus historiques, les autres la partie technologies, etc. Bref une vraie réussite collective !

( On peut d’ailleurs remercier la société Ihmtek pour son aide sur la partie de reconnaissance d’images / réalité augmentée  et la société Orbe pour son aide sur la partie de guidage audio géolocalisé. )

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> La maquette de Lugdunum au 2e siècle.

Cette maquette représentant Lyon au 2e siècle apr. J.-C. accueille le spectateur dans le musée Gallo Romain de Fourvières. Malheureusement cette maquette ne parle pas forcément au spectateur et il n’existe aucun cartel. L’équipe 1 va rendre plus compréhensible cette maquette à l’aide d’une table interactive et d’un dispositif de vidéo projection. Avec plus précisément 4 objectifs :

• aider le public à se situer dans la ville;
• actualiser la maquette (établie en 1958) en lien avec les nouvelles découvertes archéologiques;
• mettre en lumières 7 monuments principaux présents sur cette maquette;
• comme introduction à la visite, aborder les grands thèmes traités dans les collections du musée.

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> Les épitaphes : Six pieds sous terre

Le musée possède une impressionnante collection de pierre tombale. Chaque épitaphe est une source archéologique exceptionnelle, mais difficilement accessible  par le public non latiniste ! Le dispositif « 6 pieds sous terre » propose à l’entrée du musée de répondre à des questions, plus ou moins saugrenues, sans plus d’explication. Puis, au détour d’une salle, vous découvrez une grande stèle faisant mémoire de votre passage dans le musée… Cette stèle fictive vous permet de comprendre toutes les autres stèles du musée.

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> Scriptomix, une immersion poético-politique dans la Table Claudienne

Ce dispositif met en perspective historique et politique la Table Claudienne, une pièce majeure du musée. Cette table est un discours fondateur de l’empereur Claude, un texte qui parle de l’altérité, du rapport à l’étranger. En gros, l’empereur Claude donne le droit de vote au Gaulois… le droit de vote aux étrangers avant l’heure ! La médiation de cette installation est fondée autour d’une interaction visuelle immersive. En s’approchant de la table de bronze monumentale, on remonte le temps à la découverte des grands discours politiques.

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> STORY STÈLing

Un autre travail sur les épitaphes. Ce projet vise à projeter sur une d’elle du contenu animé permettant d’en comprendre le sens et le contexte.

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> Arrête ton char Ben-Hur !

Autour des éléments illustrés sur la mosaïque dites des « jeux du cirque », ce projet souhaite recréer une course de chars au moyen de véhicule robotisés lié à un questionnaire interactif avec le public.

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> Fenêtre sur le passé

Le Musée propose d’une part une gigantesque fenêtre sur les théâtres romains et d’autre part une maquette du site. Ce projet vise à faire le lien entre la maquette et le réel, via la réalité augmentée contrôlée par une Kinect. Une fenêtre sur le passé : une expérience corporelle et ludique faisant dialoguer l’intérieur et l’extérieur.

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et aussi, les projets que je n’ai pas pu filmer…

Larguez les amarres

Mekanik’Antik

La visite dont vous êtes le héros, à Lugdumum.

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Plus d’informations sur museomix.com


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Museomix prototype V1

Voici la première démo de l’installation que nous allons devoir terminer d’ici cet après-midi…

Nous avons choisi de travailler sur la maquette du quartier des Farges où étaient situés les Thermes Romains de Lyon.
Notre installation « Bruit de Quartier » à deux objectifs :

- Rendre audible la vie quotidienne de ce quartier.

- Faire sortir le visiteur du musée pour aller visiter le site archéologique.

Il nous reste maintenant une journée pour finaliser notre installation pour 17h.

Ceux et celles qui souhaitent venir découvrir toutes les installations qui sont réalisées durant ces 3 jours peuvent venir à partir de 17h au musée Gallo Romain.

Plus d’informations sur : Museomix.com


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Un diplome venu d’ailleurs

Communication graphique d'une école de design interactif

Le Lycée Léonard de Vinci à Villefontaine, spécialisé dans Métiers de l’audiovisuel et du design, ouvre un nouveau diplôme en septembre 2012 : un DSAA avec deux options : design interactif et design de produit. Ayant fait une année de scolarité dans cet établissement, et ayant gardé de bons liens avec certains des enseignants, je me fais l’apôtre de cette nouvelle formation. D’ailleurs, c’est probablement une formation que j’aurais rêvé de suivre, si elle avait existé il y a dix ans…

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Création de la nouvelle architecture de marque du groupe FIA-NET

Graphéine vient de réorganiser l’architecture de marque du groupe Fia-net, société qui se positionne comme le leader français des solutions de confiance pour le e-commerce et de lutte contre la fraude à la carte bancaire sur Internet.

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Cluny en Réalité Augmentée

Profitant d’une visite à Cluny dans le cadre d’un travail sur la signalétique de l’École des arts et métiers, voici un petit aperçu d’un dispositif muséographique en réalité augmentée.

Construite en 910, par les bénédictins, Cluny devient un centre intellectuel de premier plan au Moyen Âge. L’abbatiale est alors le plus grand édifice religieux d’Occident (187 mètres). La Révolution française sera fatale, et l’abbaye servira de carrière de pierres jusqu’en 1813 pour les maisons du bourg. Aujourd’hui, il ne subsiste que 8% des bâtiments de l’époque, d’où la problématique: comment rendre visible la « magnificence » d’un lieu qui n’existe plus… c’est là que la réalité augmentée intervient !

Ce dispositif a été mis au point à Cluny par l’équipe de l’Institut Image. Le visiteur oriente un écran à sa convenance et observe l’abbaye telle qu’elle était au XIIe siècle. La lumière ambiante éclaire à la fois les parties réelles et les parties virtuelles, grâce à une capture en temps réel de la voûte céleste et de sa luminosité.

C’est une sorte de fenêtre temporelle qui donne envie de se prendre pour Marty McFly au moyen-âge ! Malheureusement, pour rentrer sur Paris, ma DeLorean s’appelait SNCF, et c’était plutôt back to the past avec 30 min de retard.

Le site internet du projet: www.ray-on.fr/

Plus sur le sujet cluny-numerique.fr, et aussipar ici »


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Diaspora vs facebook

Diaspora* est-il un futur Facebook killer ?

A ce stade difficile de répondre par l’affirmative !

Mais commençons par le début : Diaspora* c’est quoi ?
Il s’agit d’un projet permettant de créer un réseau social aux fonctionnalités similaires à Facebook, mais dont l’originalité est vouloir être totalement non-commercial, décentralisé et sécurisé afin, par exemple, de préserver la vie privée des participants. Diaspora* est distribué sous licence AGPL*.

Diaspora Facebook like screenshot explication

ScreenShot de Diaspora en cours de développement


Comment ça marche ?

Ce sera comme un Facebook que chacun pourra héberger sur son serveur. L’utilisateur disposera d’une « seed » (graine) correspondant à son profil et à une URL. De base, on peut accéder à la version publique de ce profil via cette URL, mais si on devient « ami », alors on aura accès à une version privée via une URL personnalisée et sécurisée.
Quoi, ce n’est pas clair ? bon, reprenons l’exemple de la page wikipédia :
Admettons que le profil de Sophie se trouve à l’adresse http://www.sophie.com/. Elle a autorisé Pierre à être son ami. Pour cela, il a dû fournir sa clé publique au système, qui lui a fourni la clé d’ami « 6389″ en échange. Il peut accéder au profil public de Sophie à l’adresse http://www.sophie.com/, mais il obtiendra plus d’informations, étant un ami, à l’adresse http://www.sophie.com/6389. Il verra par exemple les photos de vacances que Sophie est prête à montrer à ses amis à l’adresse http://www.sophie.com/6389/photos. Les informations en réponse à la requête de Pierre sont chiffrées en utilisant la clé publique de Pierre, et donc lui seul pourra les déchiffrer à l’aide de sa clé privée. Élémentaire mon cher Watson !

L’équipe de Diaspora* a récolté la coquette somme de 200 000 dollars de dons via le site Kickstarter. Même Mark Zuckerberg a donné ! (…d’ailleurs c’est louche  ?). Ils ont travaillé sur l’interface utilisateur, en collaboration avec la designer Janice Frasier (LUXr*). Bien que le projet soit bien parti, il s’agit d’un projet à long terme, nécessitant une importante communauté de développeurs. Nous ne pouvons que saluer toute cette matière grise en action et espérer que 2011 verra naître un Facebook libre de droits.

Pour en savoir plus : www.joindiaspora.com
et aussi : http://fr.readwriteweb.com/2010/05/06/a-la-une/projet-diaspora-anti-facebook/

*AGPL : C’est une licence libre dérivée de la Licence publique générale GNU avec une partie supplémentaire couvrant les logiciels utilisés sur le réseau. En gros, c’est de l’open source, dont on doit rendre publiques les modifications. C’est une façon de luter contre la récupération commerciale d’une application open-source. Par exemple, Google utilise de nombreuses solutions open-source qu’il modifie allègrement afin de les améliorer, mais ces améliorations restent secrètes pour ne pas permettre à un concurrent de les utiliser. Si google avait utilisé des solutions « AGPL », tout le monde aurait profité de ces améliorations et le monde aurait été plus beau ! Cependant cette licence semble soulever quelques questions ( cf: http://philippe.scoffoni.net/agpl-resout-tous-les-probleme-open-souce-et-cloud-computing/ )

*LUXr (luxr.posterous.com): il semble que se soit des sortes de « wokshops » entre professionnels afin de faire collaborer différents spécialistes du Design dans le but d’aider des start-up prometteuses… sympa !

La typographie du logo : Il s’agit de la Brandon Grotesque Light Regular. Dommage de ne pas utiliser une typographie libre de droits pour un projet de ce type ! (cf: www.fontsquirrel.com)


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L’agence Graphéine c’est :

Une agence de conseil en communication spécialisée en Image de Marque, en création d’identités visuelles et de projets de communication

Notre agence est répartie en deux studios de graphisme qui travaillent de concert. Une agence à Paris, et une agence à Lyon.

Notre agence édite un blog sur le graphisme, les identités visuelles, la typographie, et la communication en général.

Graphéine Lyon
3 rue Abbé Rozier
69001Lyon
T : 09 72 26 62 31


Graphéine Paris
3 rue des montibœufs
75020Paris

T : 09 72 31 15 95