La ville de Pantin, en Seine-Saint-Denis, a lancé le 7 avril son nouveau logo, début d'un vaste chantier de communication pour la ville de naissance de Pierre Desproges.
Et c'est au terme d'un appel d'offre que la municipalité a choisi l'agence Euro-RSCG pour concevoir ce logo.
“Le nouveau logo est un bloc-marque fluide et tonique. Il a été conçu pour que le nom de la ville soit mieux identifié. Le graphisme est en harmonie avec les valeurs portées par la collectivité : souplesse, lien et ouverture aux autres.” - Extrait du communiqué de presse
Sous la direction artistique de Thomas Herodin et la direction créative de Reza Bassiri (à qui l'on doit entre autres la direction de la création des logos ANCV, BPCE, Aimer la Ville/RATP, Groupe Safran, ou encore France.fr), ce logo joue sur la superposition ton sur ton.
Le communiqué de presse nous informe également d'une démarche intéressante :
“Le lancement du nouveau logo et le renouvellement de tous les supports papier qui y sont associés s'inscrivent dans la logique du développement durable. Ainsi, l'ancienne papeterie va être récupérée et utilisée par les artisans de la Zone Opaque (artisans du Pôle des métiers d'art de Pantin) afin de réaliser des créations d'édition originales.”
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L’ancien logo était mieux. D’ailleurs, comment peut-on appeler « logo » ce qui n’est qu’un simple lettrage, aussi réussi soit-il ?
J’ai l’impression qu’on assiste en ce moment à la disparition des « vrais » logos, (formes plus ou moins abstraites telles que les logos Adidas, Transformers, Rolling Stones, Batman, Qualibat, McDonald etc…).
A croire que la mode du moment est de détruire toute identité.
Exemple d’une disparition de logo qui m’avait beaucoup gênée : celui du Conseil général de la Seine -Saint-Denis. Nous avions un logo complètement abstrait, qui incitait à l’imagination et à l’interprétation sur sa signification. Maintenant c’est un triste lettrage bleu « Seine Saint Denis – le Département », dont la fonte ressemble étrangement à celle de ce nouveau « logo » pantinois.
Pour répondre à chris bol (« Quand il s’agira de régler les factures de la nouvelle signalétique, du covering des véhicules municipaux et d’habillage de bus, des poubelles, etc. les réactions ne seront peut-être pas aussi positives que celles du petit monde de la communication et du graphisme. ») : je confirme. Je suis Pantinois et quand je constate l’état de délabrement avancé de mon quartier, sa crasse qui ne fait que s’aggraver depuis des années, sa densité de population qui ne cesse d’augmenter, ses coupures d’éclairage public à répétition, ses rats, etc… la simple idée que la Mairie puisse lâcher 1 centime d’euro pour un nouveau logo me donne envie de vomir. Je préfère ne pas penser à ce que cela coûte réellement à ma ville en termes de conception et de mise à jour des supports, ça m’évite les convulsions.
Au bout du bout, il y a une agence qui se trouve tout à la fois juge et partie, à la manière du dentiste qui est à la fois prescripteur et vendeur : comment conseiller au mieux son client tout en préservant ses propres intérêts ?
C’est un véritable dilemme qu’il est difficile de résoudre : au nom du bien collectif, combien sommes nous prêts à renoncer à nos besoins particuliers ?
Autant la question ne se pose (presque) pas lors de la création ex-nihilo d’une société, d’un groupement, d’une structure, d’une collectivité, etc. et nécessite intrinsèquement la concrétisation d’une identité, autant il est difficile parfois d’adhérer à cette obsession de changement d’image qui ressemble en fin de compte à un besoin insatiable de reconnaissance, comme seul signe tangible d’une action entreprise à défaut bien trop souvent de résultats concrets : en avons nous réellement besoin ou, en quelque sorte, ne cherche-t-on pas à nous (r)assurer trop rapidement ou facilement au travers de cette signature, tel un blanc seing, preuve ultime que les choses bougent…
La forme et/ou le fond ?
Je suis du même avis que STTZ, et ton avis m’intéresse beaucoup Chris, en effet je suis en train de rédiger un mémoire sur le graphisme et j’aimerais te poser quelques questions.
Si tu es d’accord tu peux me contacter sur :
Thomashamon92@gmail.com
J’aime beaucoup ta vision Chris !
Belle création, dont on attend avec impatience les applications.
On fait par contre dire à peu près tout ce qu’on veut sous couvert de développement durable… mais ce n’est ni la première, ni la dernière fois.
Consommer ou ne pas consommer du logo : n’est-ce pas une question légitime, si l’on considère les coûts induits dont la papeterie n’est que la minuscule pointe du glaçon ? L’obsolescence graphique serait-elle programmée comme de vulgaires appareils ménagers par les grandes agences ?
Je reste toujours perplexe que du passé, jugé bon ou mauvais, soit fait table rase : je préfère les évolutions douces, qui ménage tout à la fois l’histoire et le porte monnaie des contribuables en modifiant progressivement les outils de communication, permettant aux anciens de cohabiter avec les nouveaux, avant que ces derniers finissent par remplacer les premiers au fur et à mesure de leur besoin de remplacement. En période de crise aiguë, il n’est pas démagogique de se soucier des réactions citoyennes qui peuvent à juste titre considérer que cette course à l’image peut s’apparenter à une forme de gaspillage. Quand il s’agira de régler les factures de la nouvelle signalétique, du covering des véhicules municipaux et d’habillage de bus, des poubelles, etc. les réactions ne seront peut-être pas aussi positives que celles du petit monde de la communication et du graphisme. Le logo d’une collectivité n’est pas celui d’une entreprise, et sans le comparer à un blason, il en a aujourd’hui les fonctions : quel drôle de paradoxe qu’en ces moments de soit-disant développement durable, le temps ne soit pas mieux considéré et que les changements soient bien souvent le résultat du renouvellement d’une équipe, qui ne voit rarement guère plus loin que le bout de son mandat et de son égo. Ce n’est pas se tirer une balle dans le pied que d’écrire cela, c’est plus simplement user d’une autre de nos prérogatives : conseiller.
Oui au mouvement, mais attention aux ruptures trop brutales.